La circulation dans les villes – Les transports

Qui dit urbanisme dit transports. Ce n’est pas la circulation qui pollue le plus, ce sont les bouchons, le temps que l’on met pour trouver une place pour se garer. Que celui qui n’a pas roulé pendant dix minutes à la recherche d’une place de stationnement de plus en plus rare lève la main.

Mais avant de penser aux transports urbains, il faut d’abord réfléchir sur les bassins d’emploi et le logement. Ne pas commencer par la fin, les transports étant le moyen de locomotion pour se déplacer d’un point à un autre. Se déplacer entre son habitation et son travail, entre son logement et le centre commercial, etc.

On parle beaucoup du vélo et des pistes cyclables. Le vélo n’est pas pour tout le monde, ni pour les jours de pluie, les courses importantes, l’hiver et les grands froids, les distances de plus de cinq kilomètres. Si l’on souhaite démocratiser le vélo, il faudra diversifier les styles, revenir au triporteur, au vélo protégé de la pluie, des vélos à trois ou quatre roues pour les personnes qui ont des problèmes d’équilibre…. Revenir au vélo-solex et pas au vélo électrique avec batterie au lithium.

Le parc auto existant ne peut pas être remplacé par du tout électrique. Trop important, demandant une trop grande production d’électricité, de terres rares notamment avec le lithium. Il devrait être inutile de changer votre voiture. Remplacer les vieilles voitures diesel par des électriques coûte très cher et n’est pas à la portée de tout le monde. Il vaut mieux conserver la sienne le plus longtemps possible avec un boîtier homologué permettant les carburants de synthèse.

Après avoir requalifier les centres villes en villes piétonnes, il serait contre productif de vouloir de nouveau les réaménager pour la circulation des véhicules. Si l’on doit vraiment interdire la circulation des voitures particulières dans les villes, pourquoi ne pas proposer en plus des transports publics sur les grands axes, de mettre en place une flotte de taxis électriques (1) avec des chauffeurs salariés, pour transporter les courses, les personnes âgées, etc. Dans un petit village, une ou des voitures communales permettraient aussi aux personnes âgées de se déplacer. Une proposition radicale, certes, mais respirer un air plus sain vaut bien quelques petits sacrifices, surtout pour les bébés à hauteur des pots d’échappement. . (2)

On le répète, mais comme pour tout, il faut commencer par le commencement. Pour la région parisienne et les grandes métropoles commencer par cogiter sur l’habitation, l’emploi, les commerces avant les transports. Si les salariés peuvent travailler près de chez eux dans un rayon d’un kilomètre, s’ils peuvent faire leurs courses, emmener les enfants à l’école, il y aura besoin de moins de transports quotidiens.

On revient de loin, mais on peut encore faire mieux.

 


(1) Nous devons réduire notre parc automobile de 20% d’ici 2030 pour arriver à faire baisser son empreinte carbone,
(2) https://theshiftproject.org/wp-content/uploads/2021/11/2021-11-18-RF-Industrie-automobile-vF.pdf