L’urbanisme du XXIe siècle
Comment passer de zones de non-droit, de ghettos, à un vivre ensemble de mixité sociale ?
En démolissant les barres de HLM ? Pas obligatoirement. Certaines ont été très bien construites et les logements sont confortables.
Comment arrêter l’extension de l’habitat ?
Il est aussi regrettable alors que nous avons eu des styles de construction qu’ils soient régionaux ou urbains tels l’Haussmannien, l’Art Nouveau entre 1900 et 1920, l’Art Déco reconnus dans le monde entier, que les architectes français du XXIe siècle n’aient pas la possibilité de plus de créativité. Peut-être faudrait-il revoir le code des marché ainsi que le code de l’habitation.
Un nouvel urbanisme
Peut-être connaissez-vous la maison du Fada à Marseille, ou de son vrai nom la Cité Radieuse du Corbusier. 1 Quand elle est sortie de terre, cette unité d’habitation de 137 mètres de long, 56 mètres de haut et 24 mètres de large était révolutionnaire et l’est toujours. Seules quatre unités ont été bâties en France sur ce modèle, mais on se bat pour y habiter. C’est l’idée d’un village vertical avec des rues, des commerces, des bureaux, une maternelle sur son toit et une piscine. Un millier de personnes y habite dans différents types d’appartements qui ressemblent plus à des maisons individuelles qu’à des appartements classiques.
Une idée de logements avec des immeubles moins hauts, plus verts, plus autonomes en matière d’énergie. Avoir le plus possible d’emplois sur place, des box de bureaux loués à des entreprises pour le télétravail, avec dans un rayon de 300 mètres, une mini-crèche, un mini-market, commerce qui n’existait pas à la date de construction de la première UH (unité d’habitation).
Dans un quartier constitué par plusieurs de ces immeubles, n’oublions pas des espaces communautaires polyvalents pour cinémas, théâtres, restaurants et tout événementiel, sans oublier écoles, collèges, lycées, maisons de retraite, EHPAD, ..
Un cahier des charges plus adapté à tous
L’idéal d’une maison personnelle, bien à soi, avec son propre jardin suscite des rêves pour beaucoup d’entre nous, ce qui explique en grande partie l’attrait indéniable des zones pavillonnaires. Cependant, un examen approfondi révèle que ces quartiers présentent davantage d’inconvénients que d’avantages. Pas de commerces, pas d’écoles, pas d’emplois, très peu de transports publics, beaucoup de territoires bétonnés, donc prélevés soit sur des zones arables, soit sur des espaces communs naturels.
Il ne faut pas confondre zones pavillonnaires et villages composés en partie de maisons individuelles, mais avec école, vie commerçante, sociale, à l’intérieur de son territoire.
Assouplir les normes de plus en plus contraignantes et parfois inutiles.
Nous sommes tous à un moment ou un autre de notre existence en situation de handicap, mais faut-il pour cela imposer des critères pour personne à mobilité réduite à tous les appartements comme le prévoyait la loi ELAN à l’origine, réduite à 20% des locaux en 2019, mais pouvant être visité par toute personne en fauteuil roulant (2)
Afin de réduire le coût de la construction « inclusive » tout en ayant des logements confortables et en réduisant la dépense carbone.
Eviter la construction des « barres » qui exigent des normes de sécurité incencie considérables, des zones pavillonnaires dévireuses de bétonnisation. A la place quelques éléments de réflexions :
- Immeubles sur pilotis et pas seulement en zone inondable. Moins d’empreinte béton au sol, avec des dalles non jointes.
- Parkings obligatoires dans tous les immeubles (les immeubles sur pilotis permettent d’envisager des stationnements, des aires de jeux, de marché) – Attention toutefois aux crues qui déportent les voitures
- Immeuble de 5 ou 6 niveaux maximum avec terrasses pouvant supporter des plantations (le dernier étage pouvant être des duplex) ce qui fait des « habitations dont le plancher bas du logement le plus haut est situé à vingt-huit mètres au plus au-dessus du sol utilement accessible aux engins des services de secours et de lutte contre l’incendie ». Ce qui évite les colonnes sèches et humides et réduit les coûts.
- Jardins ou cours intérieurs.
- Appartements traversant autant que possible
- Largeur minimum des portes : 90 cm
- Pas de gaz. Le tout électrique avec un apport supplémentaire individuel grâce au photovoltaïque sur les façades ou les volets (un seul abonnement énergie pour l’habitant).
- Dans chaque appartement une pièce de service sans chauffage avec une arrivée d’un circuit électrique de secours commun à l’immeuble (pour les congélateurs)
- Internet et télévision reliés par CPL
- Pas d’ascenseur. Rampe en colimaçon à l’air libre (rampe obligatoire jusqu’au dernier étage), Ce qui n’empêche pas escaliers et couloirs.
- Appartement pour handicapés en fauteuil roulant, seulement en rez de chaussée surélevé et/ou premier si commerce à l’entresol. (la rampe permettant d’accéder sans ascenseur)
- Chauffage individuel avec thermostat, pas de collectif
- Principes de ventilation de refroidissement naturel.
« Le coût de construction d’un appartement neuf est globalement estimé entre 1200 et 1500 € par m² (3)…. 9 m² coûteront entre 10 000 et 15 000 €. Le coût de construction de 40 m² est estimé entre 50 000 et 80 000 €. » sans compter le terrain et les parties communes.
On ajoute le logement d’un gardien d’immeuble par cage d’escalier pour assurer à la fois l’entretien, la sortie des poubelles; l’entretien d’un compost collectif.
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Cité_radieuse_de_Marseille
(3) Les estimations datent de mai 2023

Rétroliens/Pings