Les besoins d’une collectivité sont différents des besoins individuels

A chaque élection présidentielle, les candidats affirment dans leurs discours un but qu’ils souhaitent atteindre et qui puisse bénéficier à tous.

  • Nicolas Sarkozy : le pouvoir d’achat,
  • François Bayrou : le remboursement de la dette publique,
  • Ségolène Royal : le changement de constitution.
  • Marine Le Pen : Sortir de l’Europe et de l’Euro
  • François Hollande : La lutte contre la finance
  • Emmanuel Macron 2017 : Ni de droite, ni de gauche
  • Emmanuel Macron 2022 :Le chef de l’État lors de sa campagne a défendu un projet axé sur l’indépendance de la France, le plein-emploi, le « travailler plus », l’éducation et la santé. Il souhaite encore baisser les impôts

Après le vide puisque aucun de ces buts n’a été atteint, il nous faut, non du rêve, mais de l’ambition pour 2030. Relever un défi qu’on nous impose. Le relever avant qu’on ne soit obligé de le faire à marche forcée pour éviter des amendes et des mises au pilori par des tribunaux internationaux. Ce défi, s’il est voulu pour la planète, nous pouvons sans difficulté l’adapter à notre culture, à nos idéaux. Cependant, il est important de noter que la réalisation de tels objectifs exige une planification minutieuse, une coopération entre les différents secteurs de la société, une volonté politique solide et des efforts continus à long terme. Les défis et les obstacles peuvent être nombreux, mais avec une vision claire et un engagement collectif, tout est possible.

Bâtir une civilisation en accord avec la nature

Il ne faut pas confondre programme politique et projet de société. Un programme n’est qu’une liste de suggestions proposées aux électeurs afin de remédier aux carences existantes. Sans projet de société à la base, il n’y a aucune vision future globale de cette dite société dans laquelle nous voulons vivre, aucun but, aucun idéal. Qui connaît encore le projet de société de la gauche ou de la droite si ce n’est par deux mots : libéralisme et socialisme ?

Pour y parvenir les besoins collectifs seront :

  • un système politique qui assure la participation effective des citoyens à la vie de leur commune
  • un système économique capable d’équilibrer la balance commerciale ainsi que le budget,
  • un système social apte à trouver des solutions aux tensions nées d’un développement déséquilibré,
  • un système de production qui respecte l’obligation de préserver l’environnement,
  • un système technologique toujours à l’affût de solutions nouvelles,
  • un système administratif souple capable de s’adapter

Pour réaliser un tel programme sur un court terme (avant 2030) aurons-nous besoin d’un état d’urgence sanitaire et social ? Plus le temps sera court et plus on aura besoin de recourir à de nombreux décrets à titre expérimental. (1), mais en les multipliant pour chaque département.

Il faut un leader pour transcender un idéal, pour entraîner vers un but.

Il n’est pas utile qu’il soit compétent, ce sont les technocrates qui le sont. Par contre, il doit être capable de nous entraîner vers un but. Il aura à affronter des tempêtes, des incertitudes, peut-être même une guerre que nous ne pourrons éviter. Il aura besoin d’avoir une vision à long terme. Il aura besoin d’être une oreille attentive pour connaître les besoins des Français et des Françaises, de son administration, de ses entreprises, afin de promouvoir la justice sociale, la protection et la prospérité du pays pour que chaque citoyen puisse en bénéficier pleinement.

L’indifférence

Rien n’est plus dangereux que le désintérêt que l’on peut constater pour la vie collective, pour la vie politique. L’indifférence pourra amener des extrémistes à prendre le pouvoir, puisqu’il n’y a personne pour les empêcher d’arriver à ce pouvoir. Introduire la notion de panique politique ou de panique écologique leur aura permis d’écarter auprès des électeurs, l’idée d’une manipulation orchestrée.

Les dirigeants politiques de certains pays le savent bien. Ils pensent que lorsque les trônes sur lesquels ils sont assis tremblent, rien ne vaut une guerre. Réunissant alors tous les courants d’idées contre un ennemi commun, le peuple oublie pendant un instant la contestation contre le régime en place. Pendant le temps où il se bat, on lui a donné un but, un idéal, une raison politique …. Bouter les ennemis hors du pays, ou bien agrandir les frontières, cela dépend des cas.

Le but ne suffit pas, il faut aussi un idéal

Et nous l’avons, mais que nous avons tendance à oublier. Celui qui a fait la France, lui a donné son esprit, sa culture et son chauvinisme depuis 1848. L’idéal voulu pour notre pays s’est retrouvé au fronton de chaque école, de chaque mairie « Liberté, égalité, fraternité ». Ces trois mots peuvent nous faire avancer vers une civilisation écologique, non à la chinoise, ou à l’américaine, mais à la française.


(1) https://www.cairn.info/revue-francaise-de-droit-constitutionnel-2003-4-page-675.htm