Comment expliquer la 23ème place de la France au classement PISA ?

La réponse est complexe, mais elle réside en partie dans notre obsession pour la mondialisation et notre soumission aux critères du classement PISA. Cette focalisation nous empêche de voir le potentiel immense que recèlerait une approche plus audacieuse et plus prospective de l’éducation.

L’Éducation, un enjeu humain avant tout

Nous sommes pris au piège d’un système éducatif figé. Les enfants d’aujourd’hui, natifs du numérique, interagissent avec le monde d’une manière radicalement différente de leurs prédécesseurs. Or, les références de PISA, tout comme les programmes de l’Éducation Nationale, peinent à s’adapter à cette nouvelle réalité. On ajoute des couches de programmes sans remettre en question les fondamentaux, sans exploiter pleinement le potentiel du “portefeuille de compétences” développé par l’AFPA. (1)

L’enjeu économique est indéniable. Une éducation de qualité est un investissement, non une dépense. Elle est le moteur de la croissance économique, de l’innovation et de la compétitivité. En formant une main-d’œuvre qualifiée et adaptable, nous assurons le développement durable de notre économie et le bien-être de nos citoyens. L’enjeu est donc de taille, et il est temps de sortir de cette logique de simple conformité aux standards internationaux pour embrasser une vision plus audacieuse et plus efficiente de l’éducation française.

Mais au-delà de l’aspect économique, il y a un enjeu humain fondamental. L’éducation ne doit pas seulement préparer les jeunes au marché du travail, elle doit aussi les aider à s’épanouir, à développer leur potentiel, à devenir des citoyens responsables et engagés. Un système éducatif qui ne prend pas en compte le bien-être des élèves, leur développement personnel, leur créativité et leur singularité est un système défaillant. Il est urgent de repenser l’éducation en plaçant l’humain au cœur du dispositif.

Si tout commence par les premières années… (L’éducation est aussi importante que l’instruction, car c’est elle qui nous donnera une de nos identités de racine et de personnalité.)

…nous grandissons en voulant donner du sens à nos vies… On prend souvent exemple sur nos voisins. La différence entre les Allemands et nous se retrouve dans les proverbes que citaient à tout bout de champ nos aïeux. Ceux-ci expliqueraient certains de nos comportements :

  • Proverbe français : Le dictionnaire des proverbes français (1749) : “La vie est un combat perdu d’avance.”
  • Proverbe allemand : Le dictionnaire des proverbes et dictons allemands (1980) : “La vie est un art.”

Est-il besoin de plus d’explications ? Cessons d’être pessimistes et cultivons cet art de vivre de nos ancêtres, déclencheur de la douceur de vivre pour tous. Nous avons tout ce qu’il faut pour cela.

…et terminons par un vilain mot : la retraite. Ce temps que l’on peut prendre pour vivre à notre rythme. Celui où le temps de travail devient du temps que nous consacrons à la production d’une tâche pour le bien de la collectivité et qui n’a rien à voir avec la rentabilité, les parts de marché ou la productivité. En réalité, rien que le mot retraite nous fait croire que rien n’est possible, que nous sommes hors circuit, qu’on nous met en retrait. Rien que le mot « toucher sa retraite » nous met au rang des laissés-pour-compte. Certains « touchent une pension ». D’autres encore, une dotation. Cherchez l’erreur.

La mort fait partie de la vie. Un axiome que l’on a tendance à oublier. Les GAFAM nous veulent immortels. Le rêve de l’humain et de l’Intelligence Artificielle ! Mais en réfléchissant cinq petites minutes, si nous devenons immortels, aurions-nous le droit d’avoir des enfants, des petits-enfants ?

Parce que si nous devenons immortels, la courbe exponentielle du genre humain ne s’arrêtera pas et la terre ne pourra pas tous nous nourrir. D’accord, on prévoit aussi de nous nourrir artificiellement, ce qui sous-entend que petit à petit nous allons devenir des robots humanoïdes, ce qui commence à s’entrevoir. Pucés, tatoués, ce que certains veulent nous voir devenir n’est pas réjouissant et peut même devenir effrayant. Nous avons eu un petit goût de notre futur tiré des livres et scénarios de films de science-fiction.

Avons-nous encore droit à la vie, à la liberté, avec tout ce que cela comporte de risques, ou bien l’État décide-t-il tout pour nous ? Nos gouvernants, par principe de précaution, nous ont privés de nos libertés, obnubilés par la peur de procès que des particuliers ou des associations pourraient leur intenter. Ce qui est d’ailleurs le cas. Depuis quand l’État est-il responsable de notre mort, à moins qu’il n’ait volontairement déclaré la guerre à une autre nation, ou qu’il ait volontairement provoqué un génocide ?

Il faut que l’État nous fasse confiance et que nous fassions confiance à l’État. Nous ne pouvons rien faire les uns sans les autres. S’il est vrai que la faculté de médecine, pas plus que nous, ne connaissait la Covid-19, l’Institut Pasteur nous rappelle que chaque hiver, (2) entre 10 et 15 mille personnes en France meurent de la grippe avec les symptômes et les traitements identiques à la Covid-19, mais ne parle pas de confinement. De même, l’OMS, s’il a recommandé les gestes barrières, n’a jamais demandé le confinement. Ce que l’on a appris, c’est que les hôpitaux du Grand-Est étaient saturés par manque de lits et que l’ARS voulait continuer à en supprimer. Parce que des pays avaient confiné, parce qu’une partie de la population le réclamait, la France, l’Angleterre, les États-Unis se sont sentis obligés de le faire.

 

Références :

(1) https://www.afpa.fr/partenaire/choisir-l-afpa-c-est/rsfp-un-dispositif-qui-s-inscrit-dans-la-lutte-contre-l-exclusion-des-individus

(2) https://www.pasteur.fr/fr/centre-medical/fiches-maladies/grippe 

Image générée par l’IA  ARIA d’Opéra