… Mais
Oui, toujours des “mais”… de tout ce qu’on oublie, ou de tout ce qu’on ne veut pas voir ou entendre. Personne n’a demandé quels étaient les besoins de la France d’en bas, celle des Gilets Jaunes ? Ne nous étonnons pas, ce sont les mêmes que ceux de la France « d’en haut » !
Or, chacun de nous a besoin de reconnaissance, c’est ce qui nous donne notre dignité. Nous avons tous des besoins matériels, mais pas que…
.Nous avons besoin de repères et d’un but pour trouver notre identité. La nation, comme l’individu, en a l’exigence, avec des idéaux qui datent de la Révolution, mais qui sont plus que jamais d’actualité.
- Liberté, notre liberté chérie.
- Égalité ou parité ?
- Fraternité ou solidarité ?
En tant qu’individu, nous avons autant besoin de sécurité physique, psychique que financière.
Nous avons besoin de justice, celle qui prend en charge au même titre la victime et le coupable. Nous avons besoin de rituels, de repères, de ceux que nous retrouvons dans le calendrier, tout comme dans nos fêtes, qu’elles soient nationales ou de famille. Nous avons besoin de convivialité, de rêve, d’idéaux et de buts. Du bébé au centenaire, nous avons besoin de « maternage ». Sans oublier l’importance de notre vie privée, de plus en plus malmenée par le numérique.
Malheureusement, l’être humain est sujet à des dérives, notamment le besoin de pouvoir, souvent associé à l’ego surdimensionné et à l’absence de responsabilité. Le pouvoir devrait rimer avec responsabilité, avec plus de devoirs que de droits. Trop souvent, il est synonyme de violences (conjugales, verbales, harcèlement moral et sexuel, pédophilie, agressions…).
L’appât du gain est une autre dérive, bien différente d’une épargne raisonnable. Tout cela n’est rien sans la prise de conscience. Nous devons prendre conscience que notre douceur de vivre est menacée et remplacée peu à peu par le sentiment de la peur. Pour des raisons politiques obscures, aujourd’hui, on surfe sur le sentiment de la peur, sentiment relayé par les médias, les philosophes, les gourous. La peur distillée étant un sentiment lié à des représentations mentales, les démagogues ont remplacé les sages. Peur du réchauffement climatique, de la contamination, de l’immigrant, de son voisin, du lendemain. Cette peur se transforme en but. Fermer sa porte au voisin pour le citoyen, à l’étranger pour l’état.
C’est la manipulation de l’individu et de son jugement. Il est plus que difficile pour le citoyen de ne pas croire ce qu’on lui dit, lorsque cela est énoncé avec pédagogie. Comment ne pas croire la communication qui « sonne vraie » ! Qui vous dit que je n’essaye pas de vous manipuler, moi aussi ? C’est toute la différence entre la prise de conscience qui est une réflexion personnelle raisonnée, tenant compte du pour et du contre, et celle de la manipulation qui est seulement l’acquiescement à une communication qui veut devenir LA pensée unique, nous enlevant toute réflexion personnelle. La prise de conscience n’est pas un besoin, et pourtant elle fait toute la différence entre l’Humain et les autres espèces vivantes. C’est l’élément le plus important de notre personnalité.
C’est la prise de conscience qui fera que nous serons libres d’accepter, d’acquiescer, de contester, de se rebeller, mais de ne jamais subir. Notre quotidien, entre ce que nous voulons et ce que nous pouvons, commence par l’éducation et l’instruction avec la carte scolaire… et finit par la retraite.

Rétroliens/Pings