L’aménagement du territoire représente un défi majeur. La priorité est de protéger les biens et les personnes des aléas du changement climatique : inondations, effritement du littoral, montée des eaux, feux de forêt. L’urbanisme et les infrastructures de génie civil doivent être aussi pensés en cohérence avec le développement économique et territorial. Il s’agit de créer des espaces de vie attractifs et fonctionnels, favorisant le bien-être des citoyens et la prospérité des entreprises.

Un urbanisme intégré :

Infrastructures adaptées : Investir dans des infrastructures adaptées au changement climatique (digues, bassins de rétention, végétalisation) et à la surveillance des risques.
Logements, transports, équipements : Concevoir des espaces urbains où logements, transports en commun, écoles, commerces et services médicaux sont accessibles et interconnectés. La proximité entre le lieu de travail et les services essentiels est primordiale pour une meilleure qualité de vie et un développement économique harmonieux.
Planification nationale : Une planification nationale, sous la direction d’un commissaire au plan, est nécessaire pour une gestion responsable du foncier. La construction doit intégrer l’histoire, le paysage, la topographie et le voisinage, minimisant l’impact environnemental.
Axes prioritaires : L’urbanisme du XXIe siècle reposera sur la préservation de la biodiversité, la mixité sociale, la proximité des bassins d’emploi et le développement des transports en commun. Il est temps de rompre avec le modèle des zones pavillonnaires isolées, dépourvues d’équipements essentiels.
Mais l’aménagement du territoire ne peut se limiter à l’agriculture, aux bassins d’emploi et à l’industrie. Pour prospérer, il lui faut des infrastructures de génie civil : routes, voies de chemin de fer, réseaux fluviaux. Le dernier kilomètre étant celui de la route.

Il repose également sur un urbanisme réfléchi, garantissant des infrastructures adaptées aux besoins des populations et aux enjeux de demain. Qui dit urbanisme, dit aussi logements : un impératif fondamental pour assurer un développement équilibré et inclusif des territoires. L’existence de bassins d’emploi est conditionnée par la disponibilité de logements, et le développement de zones pavillonnaires nécessite la mise en place d’écoles, de commerces et de transports en commun. Afin de minimiser l’artificialisation des sols et de répondre aux aspirations des Français, un style architectural privilégiant les maisons de village, à l’intégration harmonieuse dans le paysage, s’avère le plus approprié. L’objectif est de créer des territoires dynamiques et équilibrés, où il fait bon vivre et travailler.

L’emploi ne peut prospérer sans un accès au logement. Il est essentiel de pouvoir se loger à proximité de son lieu de travail, des écoles, des commerces, des services publics et des infrastructures médicales. Cela implique une refonte de l’urbanisme et des plans locaux d’urbanisme (PLU), nécessitant une révision des normes et réglementations actuelles. L’objectif est de créer des espaces urbains plus équilibrés et plus fonctionnels, favorisant la proximité et la mobilité.

Propositions concrètes

Suppression des dispositifs fiscaux coûteux (Pinel, Duflot, etc.) qui génèrent un manque à gagner pour l’État.
Remplacement par l’investissement solidaire pour un modèle durable et autofinancé.
Suppression de l’obligation pour les communes de construire des logements sociaux, remplacée par un droit de préemption des collectivités sur des locaux à rénover ou reconstruire. Les revenus de ces locations reviendraient aux collectivités, garantissant un financement pérenne de l’entretien et du renouvellement du parc immobilier.
Suppression des allocations logement pour les logements dont les loyers sont encadrés par les communes. Il est absurde de subventionner un loyer d’un côté pour le récupérer sous forme d’aide de l’autre, générant au passage des coûts de gestion inutiles.
Un modèle équilibré pour une meilleure qualité de vie

L’objectif est de rééquilibrer progressivement le marché locatif en augmentant l’accession à la propriété tout en développant un parc locatif public géré par les collectivités. Cette transition permettrait de garantir des logements abordables, tout en évitant que les logements sociaux restent bloqués par des ménages qui, malgré une amélioration de leur situation financière, ne peuvent accéder à la propriété faute d’alternative viable.

Faciliter l’accession à la propriété : augmenter de 2 % la part des propriétaires en mettant en place des dispositifs favorisant l’achat sans provoquer une flambée des prix.
Renforcer un parc locatif public géré par les départements : accroître de 10 % l’offre de logements disponibles dans les premières années, avec des loyers encadrés et une gestion assurée par les collectivités, qui percevraient les revenus locatifs pour financer l’entretien et la rénovation du parc immobilier.

Image générée par l’IA  ARIA d’Opéra