Y a-t-il des pistes pour réduire le chômage ?
La recherche technologique
Les écologistes parlent de décroissance et souhaitent réduire notre dépense en énergies de toutes natures. Sauf qu’ils oublient que l’humanité, de plus en plus nombreuse, a besoin de plus d’énergie pour se développer. Et je ne parle pas de nous, les pays dits « riches », mais des pays en voie de développement et notamment des pays africains.
Ces pays ont besoin d’énergie pour dessaler l’eau de mer afin de refaire de l’Afrique le continent verdoyant qu’il était au temps où l’homme habitait les grottes de Tassili. Il a été prouvé par l’expérience sur le terrain que l’on pouvait faire pousser des roses dans le désert à condition d’avoir de l’eau. La replantation d’arbres entraînerait un changement climatique ce qui entraînerait de nouveau la pluie, etc…
Or, toutes nos ressources énergétiques actuelles sont polluantes, que ce soit pour leur fabrication et leur recyclage et certaines encore plus limitées, tels les énergies fossiles. Bien qu’il ne s’agisse pas d’en faire l’unique source énergétique principale, il existe une source d’énergie permanente 24h/24 et 7j/7 : le solaire depuis l’espace Source que le Japon avait identifié comme un axe stratégique au point d’avoir lancé en 2009 un appel d’offre. Les USA avec le programme « Space Based Solar Power » et l’Inde s’intéressent aussi à cette nouvelle source d’énergie.
Où en est-on de ces technologies développées ? (1)
Deux possibilités sont à l’étude avec chacune des inconvénients et des avantages.
Les micro-ondes (USA, Japon)
- Le plus: traversent les nuages
- Le moins : Taille des satellites (> 100 m² par panneau solaire) et un pProblème de sécurité pour l’environnement et la santé (cuit tout ce qui ou tout ce qu’il traverse)
Le laser infrarouge (Europe et notamment France au CNRS
- Le plus : taille plus petite pour les satellites
- Le moins : pas de transmission à travers les nuages
Il ne faut pas que l’Europe reste à la traîne de ces programmes. Une bataille s’engage, les USA et le Japon ayant une préférence pour la technologie des micro-ondes dangereuse pour l’environnement et la santé. Une fois ces satellites dans l’espace, nous n’aurons plus notre mot à dire.
C’est en participant que nous pourrions avoir non seulement un regard sur notre environnement, mais aussi notre mot à dire. La technologie laser infrarouge financée par des fonds propres privés serait au point. Reste maintenant à convaincre les autorités européennes pour en financer la faisabilité.
Produire sur place
Le souci de produire au plus près du consommateur par souci de réduire les GES, donc de moindre transport, peut amener à développer une fabrication dans d’autres pays. Mais à ce moment-là, ce n’est plus une délocalisation, mais un investissement de la maison mère. Il est vrai que ce n’est qu’avec une réforme complète du système social, la simplification administrative de la gestion des salariés, un changement complet de l’esprit d’entreprise et de son fonctionnement que les entreprises retrouveront leur dynamisme et les salariés un meilleur pouvoir d’acheter.
Remplacer le travail par l’activité
Le premier sera de prendre en compte le travail invisible, de remplacer le travail par l’activité, l’inactivité dépossédant de tous moyens de revenus ceux qui ne travaillent pas et les obligent à recourir aux aides sociales. Beaucoup de ces inactifs ont cependant une activité nécessaire à la société.
Miser sur les PME/PMI, les artisans, les commerçants
Nos multinationales au sommet du CAC 40 ne se portent pas trop mal. Bien qu’elles représentent un fort potentiel, elles ne pourront à elles seules assurer le redressement de notre économie. En réalité, celles qu’il faut soutenir et dont les patrons du MEDEF ne parlent jamais, sont les PME/PMI, les petits commerçants, les petits artisans qui contribuent au plus lourd apport à la fois pour les impôts, mais aussi pour les embauches. Les artisans et commerçants représentent à eux seuls plus d’un million d’entreprises (2). Si chacune d’entre elles pouvait embaucher ne serait-ce qu’un salarié en plus, cela ferait 1 million de chômeurs en moins. Avec la possibilité d’embaucher en contrat de mission suivant les besoins de leurs carnets de commandes cela devient possible. Peut-être auront-elles le courage de se lancer !
Pour pouvoir absorber plus de cinq millions de demandeurs d’emploi, il seulement augmenter la productivité de l’outil de travail existant, mais aussi permettre la création et la pérennisation de nouvelles entreprises et de nouveaux métiers.
Les CGA (Centre de Gestion des Activités) – Un guichet unique
La réussite de « Réduire la précarité, tout en facilitant la création d’emploi et la mobilité professionnelle » (3): passe, selon Pierre Cahuc et Francis Kramarz, par la constitution d’une future “Sécurité sociale professionnelle”. Pour ce faire, les auteurs proposent notamment la création d’un “guichet unique” destiné aux demandeurs d’emploi et impliquant une personnalisation de l’accompagnement (indemnisation du chômage, reclassement…). L’ouverture des professions, secteurs ou diplômes, “fermés” en raison de numerus clausus mais aussi de législations particulières en restreignant l’accès, serait par ailleurs un vecteur de création d’emplois. Les auteurs recommandent enfin la suppression des statuts d’emploi précaires (CDD…) pour créer un contrat de travail unique à durée indéterminée donnant droit à une “indemnité de précarité” versée au salarié et donnant lieu à une “contribution de solidarité” correspondant à une taxe payée par l’entreprise qui licencie » n’a pas été suivie pour la création d’un contrat unique par le MEDEF parce qu’un CDI ne permet pas d’embaucher et de licencier selon les besoins.
Il manque seulement à ce plan un détail, mais un détail d’importance qui fait toute la différence. Une plaque tournante pour gérer les ressources humaines : un Centre de Gestion des Activités (CGA), afin de permettre l’externalisation des ressources Humaines et la création d’un CDI qui lie le Centre avec le salarié.
Cela simplifierait aussi le code du Travail. Trois mille pages sont deux mille cinq cents de trop. Il est tout à fait possible de protéger encore mieux le salarié avec moins de pages.
Externaliser les ressources humaines
Externaliser la gestion des ressources humaines peut s’avérer efficace en s’appuyant sur des exemples tels que les agences d’intérim et les Centres de Gestion des Établissements publics locaux à caractère administratif (CGA). (4 Ces structures ont pour objectif principal de faciliter la gestion des ressources humaines.
Du côté des entreprises, les CGA pourraient assumer diverses missions concernant tous les salariés de plus de 16 ans. Certaines de ces missions seraient obligatoires, tandis que d’autres seraient facultatives. Ces missions incluraient entre autres, le recrutement, la gestion des missions, la formation, la gestion des congés (missions, maternité, sabbatique), ainsi que la prise en charge du chômage.
Du côté des inscrits la signature d’un contrat à durée indéterminée (CDI) serait réalisée avec les CGA, ce qui permettrait une approche personnalisée, alignée avec les propositions du rapport de Pierre Cahuc et Francis Kramarz. Ce CDI permettrait de prendre en compte toutes les activités qu’elles soient en entreprises ou personnelles.
Grâce aux possibilités offertes par l’Intelligence Artificielle et l’Intranet, il est aujourd’hui envisageable de gérer ces processus à l’échelle nationale, couvrant ainsi l’accompagnement personnalisé pour plus de 65 millions d’individus (y compris les retraités souhaitant continuer de travailler).
Cette externalisation est déjà courante pour la gestion des paies, la comptabilité et même le travail en télétravail. Il serait donc opportun de considérer également l’externalisation des ressources humaines.
Réduire les fraudes
Les Centres de Gestion des Activités avec un guichet unique prenant en charge la totalité des activités de la personne dont ils s’occupent, permettront plus d’équité, plus de prises en compte personnalisées. En supprimant les aides sociales, en combinant salaires, et impôts négatifs pour ceux qui n’ont pas de revenus atteignant un seuil de niveau de vie tolérable (SNVT), il ne devrait plus y avoir, théoriquement, de possibilité de fraudes.
Le télétravail
Le télétravail est devenu un outil de l’économie, mais seulement un outil. Il ne remplace pas l’humain et ne résout pas à lui tout seul l’énorme machine du circuit économique qui a besoin de toutes et tous.
Si le télétravail a offert la possibilité de travailler depuis son domicile, il présente des similitudes avec le statut autrefois critiqué de la femme au foyer. Cependant, un emploi en itinérance ne signifie pas nécessairement qu’il faille travailler depuis chez soi en permanence. L’idée serait plutôt de travailler près de chez soi autant que possible, tout en évitant de transformer son domicile en lieu de travail. Très peu de personnes peuvent maintenir cet isolement sur le long terme, car notre subconscient est naturellement orienté vers la socialisation avec nos pairs. Bien que le télétravail puisse apporter des avantages tels que la réduction du stress lié aux déplacements, la plupart de ceux qui ont télé-travaillé expriment soit le plaisir de retrouver leurs collègues, soit la crainte de sortir depuis le confinement. Il est crucial de préserver autant que possible la séparation entre le travail et la vie personnelle, sinon la frontière entre les deux s’estompe, avec le téléphone ou l’iPad de l’employeur toujours à portée de main.
Avec les clés USB, les disques durs externes, on peut emporter son bureau avec soi, dans une pépinière d’entreprises, pour travailler à distance, tout en étant à proximité de chez soi. Un emplacement, des outils que l’on se partage et surtout quelqu’un qui peut vous dépanner en cas de bug informatique. Bienfaits pour l’humain, l’entreprise et l’environnement.
Moins de transports, moins d’embouteillage, moins de pollution, moins de stress.
Moins de surface de bureaux intra-muros dans des métropoles où le m² est très cher.
Moins de surfaces de bureaux occupées par certains égale une adresse de prestige pour d’autres.
On ne recherche pas le salarié par rapport au bureau, mais la location du box par rapport au lieu d’habitation du salarié. C’est tout un changement de conception de la vie de l’entreprise et de mentalité.
(1) https://dailygeekshow.com/transmission-energie-airs/
(2) http://www.artisanat.fr/espaceartisanat/lartisanatenfrance/tabid/66/default.aspx
(3) https://www.persee.fr/doc/caf_1149-1590_2005_num_80_1_2157_t16_0150_0000_3#:~:text=telle%20réforme%2C%20P.-,Cahuc%20et%20F.,de%20trois%20à%20cinq%20ans.
(4) https://www.collectivites-locales.gouv.fr/fonction-publique-territoriale/les-centres-de-gestion

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