En période électoral, certains politiciens aimeraient nous faire croire qu’il existe des idées parfaites et capables de régler tous les problèmes sans effets secondaires.
Rien n’est plus faux !
Toute idée est porteuse d’une vision propre à chaque individu et quand elle entre dans un cerveau, il en va comme de l’eau, elle s’infiltre partout où elle peut pour rencontrer des zones arides qu’elle fertilise, mais inonde aussi des zones qui n’en avaient pas besoin.
Notons au passage que dans la mesure où ces zones arides avait contraint la végétation à muter pour survivre, la fertilisation verra aussi le développement des « mauvaises herbes ».
C’est le piège, la perfection n’étant pas de ce monde, quand on adhère à une idée on adhère aussi à une idéologie qui nous imposera parfois d’accepter plus que ce que l’on avait prévu.
Là s’ajoute la notion de profit !
En effet, quand une idée peut devenir rentable pour certains, alors elle simplifiée pour plaire au plus grand nombre, déformée pour se vendre mieux, mais aussi radicalisée parce que l’extrême attire et mobilise.
Là interviennent certaines agences de communications dont le rôle est de lustrer une idée subversive pour la faire apparaitre sous son meilleur jour, au point de transformer, par exemple et au hasard, une sordide affaire de pédophilie en une rayonnante histoire d’amour qui fera se pâmer les âmes sensibles qui voteront pour des lendemains qui (dé)chantent.
A contrario, les mêmes passeront sous silence des aspects qui feraient fuir une partie de l’électorat, notamment quand elles font la promotion d’une idéologie destructrice qui trouverait un écho favorable auprès des esprits les moins évolués de certaines communautés.
Est-ce efficace demanderont les sceptiques, la réponse est apportée par le soutien que certaines mouvances offrent à ceux-là même qui les extermineraient s’ils prenaient le pouvoir.
Si l’intelligence n’est pas stimulée dans les discours politique, ça n’a rien d’un hasard.
« Tout ça pour dire quoi ? » philosophera l’adepte du compromis qui soutient la montée des extrêmes.
Pour dire que dans une société qui joue systématiquement la carte du « contre », parce que détruire est plus facile que construire et que ce genre de concept est compréhensible par n’importe quel bas du front – comme le démontrait le légionnaire Savancosinus en faisant la promotion de la guerre psychologique de Tillius Détritus dans l’album d’Astérix et la zizanie – avoir un candidat qui, n’ayant aucun résultats à produire à l’appui de sa candidature, met en avant ce qui lui vaudrait d’être jeté du haut d’un immeuble en cas de victoire du camp adverse, tient plus du suicide que de l’intelligence politique.
Sommes-nous prêts à sortir de la réaction émotionnelle et du vote tribal pour exiger des idées solides, des bilans concrets et une vision réaliste des conséquences ?
La lucidité n’est pas innée, elle s’exerce, et la responsabilité commence par le refus d’être manipulé.
