Ce texte ne vise personne, il décrit un mécanisme banal, observable chez tout primate doté d’un ego 😇.
Avant les élections, l’impétrant politicien voit toutes les solutions à nos problèmes quand après il ne voit plus que les problèmes.
Pourquoi ?
Parce que notre cerveau voit les avantages de ce qu’il veut et les inconvénients de ce qu’il a, un peu comme le salarié qui veut une promo sans avoir démontré qu’il pouvait l’obtenir et nous déclare : « donnez-moi le poste et vous verrez », bien sûr il est furieux et déçu quand l’emploi est dévolu à celui qui a fait ses preuves, ce qui le poussera à dire : « évidemment, ils ont préféré le fayot ».
Une entreprise c’est une boîte dans laquelle on entre la matière première pour en ressortir le produit destiné à la vente, en dégageant un bénéfice pour payer tout ce qui doit l’être et assurer la transformation.
En politique c’est différent, on ne demande pas de compte, ne pas faire est normal ça évite de se tromper, on n’est pas dans le privé, l’argent n’est pas le leur, c’est le nôtre.
Mettre un politicien au pouvoir c’est comme entrer dans un nouveau logement et découvrir qu’il est différent de l’appartement témoin.
La pub, comme les promesses électorales, est là pour vous convaincre d’acheter le produit sans savoir s’il répond vraiment à vos attentes tant que vous ne l’avez pas essayé, car on choisit avec son ego pas avec sa raison, un peu comme ceux qui achètent des voitures avec un moteur V12 pour rouler au pas dans les bouchons.
Là où ça se corse c’est que le cerveau n’aime pas avoir tort, donc même s’il a fait une erreur lors du précédent vote, il réitère au suivant pour ne pas se désavouer, aidé en cela par les médias qui vomissent leur fiel sur chaque candidat du camp opposé, décrédibilisant toute information et laissant l’ego perdurer dans l’erreur par effet d’association, parce que « lui aussi, au boulot, il a des détracteurs, mais il sait qu’il fait bien son taf et que ceux qui le critiquent sont des jaloux ».
Grâce à cela, un politicien peut promettre « tout » et réaliser « rien » – sans oublier de se servir au passage – et avoir quand même un électorat « parce qu’il cause bien et dit ce qu’il y a à dire sur ces salauds du camp d’en face ».
« Tout ça pour dire quoi ? » arguera le responsable de campagne qui compte bien toucher sa part du gâteau.
Tout ça pour dire qu’on en est rendu à un point où « un candidat peut être officiellement un repris de justice sans que ça dérange son électorat s’il dénonce les travers des autres candidats avec assez de haine » car, tous les DRH qui font de la gestion de conflit vous le diront, la haine rassemble bien mieux que l’amour ne le fera jamais.
Il suffit de voir comment des candidats honnêtes se font évincer au profit de rageux qui jouent sur les dissensions et les discordes pour s’assurer une place au coin du feu et se gaver sur le dos de ceux qui auront eu la faiblesse de se laisser manipuler … bref … vous avez compris le concept.
