L’école primaire , lire, écrire, compter
Pour une première approche de l’enseignement à l’école primaire, nous sommes sur les constats.
Selon une étude de la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (Depp) menée en 2018, 22,4 % des 710 000 jeunes âgés de 16 à 25 ans qui ont effectué leur Journée défense et citoyenneté (JDC) maîtrisent mal la lecture. Leur déchiffrage est lent et leur compréhension de ce qui est lu faible. Des jeunes qui sont allés en primaire entre 1993 et 2002.
Qu’en est-il aujourd’hui ?
Les enseignants n’avaient pas plus de moyens autrefois que maintenant, mais ils avaient la vocation et on les respectaient, alors qu’aujourd’hui ils sont malmenés, mal payés, et souvent agressés par les familles.
On complexifie au lieu de simplifier pour apprendre le B.A. BA. on parle de geste cursif au lieu d’écriture, de champs lexicaux en lecture. Au lieu de transmettre un savoir on transmet des programmes articulés au socle commun de connaissances, de compétences et de culture
Les programmes assurent l’acquisition des connaissances et des compétences fondamentales.
Ils déclinent et précisent les objectifs définis par le socle commun. Celui-ci s’articule autour de cinq domaines :
- les langages pour penser et communiquer
les méthodes et outils pour apprendre
la formation de la personne et du citoyen
les systèmes naturels et les systèmes techniques
les représentations du monde et l’activité humaine
L’institution ne s’adapte pas aux enfants. Avant la théorie il faut retrouver le sens physique de la grandeur, du geste qui ensuite à une application en math, et pas le contraire. Inutile de parler de prédicat dans le primaire, sujet, verbe complément suffissent et sont plus simples à comprendre.
Pour apprendre, il faut déjà avoir envie d’apprendre, la priorité est de donner envie d’apprendre.
Il y a un réel décalage entre ce que les familles attendent de l’éducation et la réalité, mais beaucoup d’activités extrascolaires et de découvertes ont été abandonné comme par exemple les classes de neige, par rapport aux responsabilités et aux autorisations nécessaires. On en arrive au constat qu’il y a trop de « sur-sécurité », face à un accident bénin. Cela démotive et annule toute initiative que pourraient avoir les enseignants.
Faut-il permettre aux enfants de redoubler ?
Le redoublement coûte extrêmement cher à l’éducation nationale. C’est aussi un échec pour l’enseignant, pour les familles et surtout pour l’enfant.
Redoubler, mais pas avec la même équipe, pas avec le même programme, c’est le plus important . Ils ne perdent pas leur repaire, mais ils retrouvent
Il ne faut pas que ce soit vécu comme un échec.
Les classes par niveaux seraient une solution, mais des niveaux dans la même classe avec le même enseignant, comme ce qui se passe dans certaines zones rurales.
Faire rêver les enfants vers un métier qu’ils ont envie de faire pour les motiver dès leur plus jeune âge, sachant très bien que dans 90% ce ne sera pas celui qu’ils feront, Les inspirer, car lorsqu’on aime quelque chose on regarde plus le temps que l’on y passe.
Laisser les profils apparaître, matheux, littéraire, scientifique ou musicien. Pourquoi attendre le collège pour leur faire découvrir des professions qui peuvent être en accord avec leur profil.
Apprendre, communiquer une envie d’apprendre telle devrait être la mission de l’éducation nationale.
Références
Analyse des méthodes de lecture en CP – 2023
https://pia.ac-paris.fr/portail/jcms/p2_2618697/analyse-des-methodes-de-lecture-en-cp-2023
Les programmes scolaires de la maternelle au collège
https://www.education.gouv.fr/programmes-scolaires-41483
Contribution
Image générée par l’IA ARIA
