Aujourd’hui, les opinions sont partagés entre vision d’une décroissance économique, dite « écologique », démarche contraire à une logique démographique, ou réamorcer cette dite croissance pour faire fructifier le capital, alors qu’il est urgent de s’attacher au partage et à l’emploi des ressources naturelles. Chercher seulement à lutter contre les gaz à effet de serre ne résout pas le problème de nos ressources naturelles. Au contraire, il risque d’accentuer la cassure sociale entre riches et pauvres, à exploiter encore plus des terres rares, plus de ressources naturelles. Le renouvellement calculé par WWF a été pour cette année fin juillet. « Le 29 juillet 2021, l’humanité aura dépensé l’ensemble des ressources que la Terre peut régénérer en un an. Nous vivrons cinq mois dans le rouge. »

Ce qui laisse supposer que si nous cherchons en premier lieu à partager équitablement ces ressources, à ne plus vivre à crédit sur le dos de la planète, le problème des GES se résoudra tout seul. La nature calculant d’elle-même ses besoins pour produire ce dont elle a besoin pour se régénérer.

Ce qui laisse penser que lorsqu’on parle de « développement durable » il ne suffit pas de s’en tenir aux rejets de CO², au recyclage des déchets ou au changement climatique. N’aurait-il pas été préférable d’employer et d’exploiter la signification du terme premier qui était celui de « développement soutenable », selon la définition proposée en 1987 par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement dans le Rapport Brundtland, qui est : « un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.

« Deux concepts sont inhérents à cette notion : le concept de « besoins », et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis à qui il convient d’accorder la plus grande priorité, et l’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir. »

« Au sens le plus large, le développement durable vise à favoriser un état d’harmonie entre les êtres humains et entre l’homme et la nature. Dans le contexte spécifique des crises du développement et de l’environnement des années 80, que les organismes politiques et économiques nationaux et internationaux n’ont pas résolues – et ne sont peut-être pas en mesure de résoudre – la poursuite du développement durable exige les éléments suivants :

un système politique qui assure la participation effective des citoyens à la prise de décisions,
un système économique capable de dégager des excédents et de créer des compétences techniques sur une base soutenue et autonome,
un système social capable de trouver des solutions aux tensions nées d’un développement déséquilibré,
un système de production qui respecte l’obligation de préserver la base écologique en vue du développement,
un système technologique toujours à l’affût de solutions nouvelles,
un système international qui favorise des solutions durables en ce qui concerne les échanges et le financement, et
un système administratif souple capable de s’auto-corriger. »

Sept points qui ne peuvent se dissocier

« Ces conditions sont en fait les objectifs que devraient se fixer tous ceux qui entreprennent des activités, nationales ou internationales, dans le domaine du développement. Ce qui compte, c’est la sincérité avec laquelle ces objectifs sont recherchés et l’efficacité des actions correctrices. » (Rapport Brundtland)

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