L’effet de serre est indispensable à la vie sur terre. Il permet de conserver une température moyenne de 15°c à l’échelle de la planète. Il est généré par les gaz restant dans l’atmosphère (H2O, CO2,CH4,N2O, Ozone) qui retiennent une partie de l’énergie du soleil qui serait renvoyée dans l’espace sans leur présence. C’est l’addition des gaz générés en grande partie par les activités humaines, combustion des énergies fossiles (CO2), méthane, N2O, gaz industriels…. Qui dérèglent l’équilibre atteint depuis des milliers d’années qui avait permis le développement des civilisations.

Ce schéma représente tous les échanges entre la terre et l’atmosphère qui permettent de maintenir cet équilibre naturel hors intervention humaine.

Les gaz à effet de serre 

A l’origine, avant que les activités humaines viennent dérégler l’équilibre de l’effet de serre, il y a majoritairement :
– la vapeur d’eau (H2O) qui se renouvelle en quelques semaines (cycle de l’eau)
– le dioxyde de Carbone (CO2) produit par les incendies de forêt, la décomposition des organismes…. qui est absorbé par la végétation et stockée dans le sol pour produire du pétrole et du gaz….en quelques millions d’années
-le méthane produit par la décomposition de végétaux en zones humides (anaérobie), les ruminants, les feux de forêts, les termites….. qui est détruit dans l’atmosphère au delà d’une dizaine d’années
-le protoxyde d’azote qui est produit par la décomposition des végétaux mais qui est récupéré par la végétation
-l’Ozone dans des quantité faibles

Les activités humaines ont augmenté sensiblement les émissions de gaz à effet de serre et en ont crée de nouveaux gaz

Cette illustration que j’ai crée essaie de schématiser le panorama

La durée de vie des gaz dans l’atmosphère

C’est un point souvent éludé dans beaucoup d’articles ou dans certains débats. Les scientifiques le savent très bien mais ne sont pas écoutés.
Le CO2 est très stable dans l’atmosphère. il lui faut des milliers d’années pour se détruire totalement et il est présent en très grande quantité.

Les gaz industriels sont bien plus inquiétant mais sont peu présent…pour le moment.
Le méthane et le N2O (agriculture) sont bien plus puissant que le CO2 mais se détruisent plus vite.
C’est en fait assez compliqué comme débat.
La communauté à inventé le PRG : le pouvoir de réchauffement global sur 100 ans pour comparer les gaz.

IL y a certainement beaucoup de chose à discuter sur ce point car parfois ça induit en erreur les débats qui se basent sur une durée de vie du CO2 de 100 ans

IL y a un lien entre émissions de gaz, concentration dans l’atmosphère et durée de vie des gaz dans l’atmosphère

La concentration est la valeur absolue.
Je trouve que les bulletins annuels de l’OMM sont les plus pertinents. Ils s’appuient sur des mesures précises.

Le dernier bulletin que j’ai trouvé est de 2020, soit le N°17 (https://lnkd.in/dyVQVPQy) .

Ce n’est pas rassurant. Nous continuons d’augmenter

 

La concentration de dioxyde de carbone (CO2), le plus important gaz à effet de serre, s’est établie tout dernièrement à 413,2 parties par million en 2020, soit 149 % du niveau préindustriel. Le méthane (CH4) et le protoxyde d’azote (N2O) se situaient respectivement à 262 % et à 123 % des niveaux de 1750, quand les activités humaines ont commencé à perturber l’équilibre naturel de la Terre. Le ralentissement de l’économie imposé par la COVID-19 n’a pas eu d’incidence perceptible sur le niveau et la progression des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, malgré un recul temporaire des nouvelles émissions.

La température mondiale continuera d’augmenter tant que les émissions se poursuivront. Étant donné la durée de vie du CO2, le réchauffement déjà observé persistera pendant plusieurs décennies, même si les émissions nettes étaient ramenées à zéro rapidement. Outre la hausse des températures, cela implique davantage de phénomènes météorologiques extrêmes, notamment des chaleurs et pluies intenses, la fonte des glaces, l’élévation du niveau de la mer et l’acidification des océans, avec les lourds impacts socio-économiques qui les accompagnent.

Nous émettons, au niveau mondial, tous les ans, environs plus de 50 Gt tout gaz confondus avec 40 Gt de CO2

Les experts considèrent que la fenêtre de réduction est très courte. Quelques années.
Ils ont défini la notion de budget carbone, c’est à dire la quantité que nous pouvons émettre en déchets dans l’atmosphère avant que nous dépassions le seuil de 2°c.

Au delà de 2°C on ne sait plus trop comment va se comporter l’enchainement des réactions. Il vaudrait mieux éviter que les humains le vive.

Si les émissions de CO2 continuent au même rythme, le budget carbone restant, qui permettrait avec deux chances sur trois de limiter la hausse des températures à 2 °C, sera épuisé avant 2050, et d’ici les dix prochaines années seulement pour limiter la hausse à 1,5 °C.

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