Lorsque le premier humain s’est posé la première question, sachant qu’il était le plus évolué, sur le moment, puisque personne d’autre ne s’en posait, il a développé un sentiment de supériorité et, immédiatement après, une grosse angoisse, parce qu’il n’avait pas de réponse et personne pour lui en donner une.

Si son cerveau lui avait dit : « t’es trop con, tu ne mérites pas de vivre, jette-toi de la falaise », il y avait peu de chance que l’espèce humaine atteigne un jour le sommet de la chaîne alimentaire.

Donc ce jour-là, et ceux qui ont suivi, son instinct de survie s’est mis en alerte comme Saint Christophe quand ma cousine prend le volant.

« Si tu ne comprends pas ce n’est pas ta faute, c’est la faute du truc incompréhensible, donc si tu le bousilles, il n’y aura plus de question », ainsi, depuis lors, quand l’homme ne comprend pas quelque chose il le casse.

Entr’acte publicitaire.
Relire utilement les posts sur IDD, dans la collection :
« Tous manipulés – Je vous avais prévenus ».
Fin de l’entr’acte publicitaire.

Vis à vis de ceux qui ne se posaient pas de question, il développa une forme de mépris, conjugué à un sentiment de solitude qui le contraignit à devenir enseignant et à développer sa capacité d’émulation, pour éveiller chez les autres le besoin de se poser des questions.

Quand le miracle se produisit, il découvrit que les autres se posaient d’autres questions et non celles pour lesquelles il avait déjà les réponses, ce qui remit en cause la belle estime qu’il avait de lui grâce à son instinct de survie qui lui brossait l’ego dans le sens du poil pour lui éviter le suicide.

Il leur appliqua la seule méthode qu’il connaissait, le coup de massue dans la poire.

« Tout ça pour dire quoi ? » grognera l’homme des cavernes qui sommeil au fond de chacun de nous.

Tout ça pour dire que les toxiques dont nous avons parlés précédemment, ceux qui se la jouent supérieur en faisant reluire leur diplôme, leur titre ou leur poste, sont juste des hommes des cavernes qui ont besoin de reconnaissance permanente pour éviter de se suicider, en gros ce sont des fragiles.

Donc quiconque dit ou fait des choses qu’ils ne comprennent pas ou pose des questions auquel ils n’ont pas la réponse, ou pire produit des réponses qui ne sont pas dans « le manuel du parfait petit mono-penseur étriqué inféodé au ministère de la vérité », se prend un coup de massue.

Bien sûr, avec l’évolution, le clavier a remplacé la massue et le « minus habens » balance ses attaques de plus loin.

En conclusion :

Il faut savoir se montrer compatissant car votre harceleur a lui aussi besoin d’être aidé, mais sa fragilité n’est pas votre fardeau, il faut plutôt laisser ça aux pros.

Si vous subissez les provocations d’un de ces ersatz de néandertalien, ayez un peu de compassion et offrez leur votre silence, car ils sont addicts à la reconnaissance et qu’en période de manque ils ont besoin d’écraser tout ce qui les dépasse.