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L’ENA elle-même, en tant que Grande École n’est pas en cause. Supprimer l’ENA ne sert à rien, ce n’est pas l’école qui pose problème, ni ses formations de très haut niveau, ni même les qualités de la majorité des promus. Ce qui est regrettable c’est l’image et l’esprit élitiste (l’esprit ENA) que cette école porte et fait endosser à ses diplômés. Problème d’une caste. Ancien régime les nobles. Nouveau régime l’ENA… UN MAL FRANÇAIS ????

La méritocratie semble être une approche pour l’échelle sociale

L’accès direct à l’ENA serait une erreur comme l’accès direct aux grands corps. Il faut que les futurs énarques aient une expérience professionnelle (par exemple un poste en centrale et/ou un poste en services territoriaux soit 6 à 10 d’expérience) « parce qu’aller expliquer aux gens comment ils doivent travailler sans avoir travaillé soi-même et en ignorant la réalité du terrain est d’une bêtise et d’une prétention incommensurables et c’est ce qui détruit d’ailleurs l’administration française. »
pour la méritocratie

Cette proposition semble faire l’unanimité :
Il suffirait de revoir les critères d’admission au concours et de sortie. On ne rentrerait plus à l’ENA sans avoir travaillé dans la fonction publique ou avoir été élu à un poste de député, maire ou adjoint du maire. Il faut que l’accession à la haute administration soit motivante et permette à tous de prendre l’ascenseur social s’il le souhaite. L’ENA devenant une formation interne à la fonction publique, une école permettant une promotion dans la haute administration. Ce serait le directeur général des services d’une collectivité locale qui devrait pouvoir grimper dans la hiérarchie après cinq ans minimum dans la fonction publique, choisir sa filière à l’entrée et non qu’elle lui soit attribuée d’office à la sortie. Pour payer les frais d’études que l’état aurait avancé ainsi que le salaire que le fonctionnaire aurait continué à percevoir, celui-ci devrait pendant le restant de sa carrière se consacrer au service de la République.

Le but serait de faire en sorte que les jeunes de 25 ans qui n’ont connu que le cocon de « la péniche » de sciences po Paris, sans aucune expérience de la réalité sociale et administrative, et l’entre-soi socio-culturel, ne puissent pas accéder au concours de l’ENA. L’obligation de rester ensuite dans la fonction publique toute sa vie renvoie à un autre type de problème avec les énarques, bien connu, d’allers/retours avec les conseils d’administration d’entreprises privées.

Une proposition a été ajouté : Il semble nécessaire qu’une partie des fonctionnaires d’état fasse ses valises à chaque changement de régime comme aux USA. Cela permettrait aussi de renouveler les membres des conseils d’administration au lieu d’avoir des décideurs de l’âge d’Agecanonix.

Si vous êtes d’accord avec ce compte-rendu, nous pourrons travailler à développer les propositions et ensuite à rédiger un article que nous ferons paraître dans les médias.