L’éducation et l’instruction sont aussi importantes via Internet, la télévision et les médias que par l’Éducation Nationale. Avec plus de 250 chaînes de télévision qui laissent le choix au public de regarder ce qu’il souhaite, les chaînes nationales peuvent se permettre de cibler leur public. En mettant l’accent sur les programmes culturels de France Télévisions, la priorité pourrait être donnée à la promotion du label AOC des pays, véritable reflet de l’identité régionale, tout en maintenant un équilibre avec la diversité culturelle et le sport, dont une grande partie du budget dépend du ministère de l’Éducation. En 2023, 53 millions de Français utilisent Internet sur leur téléphone, selon Statista. À l’horizon 2026, une réforme majeure de l’audiovisuel public se profile. Après une phase transitoire sous un régime de holding en 2025, l’objectif final est de créer une entreprise unique rassemblant France Télévisions, Radio France, France Médias Monde (RFI, France 24) et l’INA à partir du 1er janvier 2026. Ce projet, rappelé par Mme Rachida Dati, prévoit un budget de 4 milliards d’euros et concernerait 16 000 salariés. L’objectif des chaînes publiques ne doit pas être de concurrencer les médias privés, mais de proposer une offre complémentaire et culturelle. France Télévisions dispose d’un patrimoine audiovisuel considérable comprenant des films, des pièces de théâtre et des documentaires (ex : l’émission Rembobina). France 2 pourrait privilégier un contenu culturel et divertissant, mettant en avant les grands auteurs. France 3, en tant que chaîne régionale, devrait intégrer les régions ultramarines, qui font pleinement partie du territoire français. France 5 pourrait renforcer sa vocation politique et éducative. L’INA, en rendant ses archives accessibles via un abonnement, constituerait une véritable alternative à Netflix, Amazon Prime ou YouTube.

Enfin, l’INA pourrait également servir les enseignants et les particuliers en leur offrant un accès privilégié à des documentaires et des cours. Dans une logique d’économie d’énergie, deux chaînes sur quatre cesseraient leur diffusion nocturne, réduisant ainsi l’empreinte énergétique du service public audiovisuel. Nous proposons une série de réformes à la fois écologiques et financières, tout en veillant à ne pas concurrencer les chaînes privées.

Des économies d’énergie

France 2 et France 5 : Diffusion de 6h à 22h30 du lundi au jeudi. Diffusion de 6h à minuit du vendredi au dimanche. France 3 : diffusion continue. Création d’une chaîne INA pour proposer une alternative à Netflix. Mise à disposition gratuite des replays de France TV pendant 8 jours. Accès aux replays et aux archives de l’INA via un abonnement payant.

Image générée par l’IA  ARIA d’Opéra