Notre seconde table ronde sur le travail invisible a été très enrichissante. Elle nous a permit de donner une première définition du travail invisible :
– Travail qui ne rentre pas dans l’économie
– Travail qui n’est pas reconnu comme tel et non comptabilisé dans la création de richesses au sein d’un pays
– Contribution non visible, mais réelle à la société

Bien que la France ait commencé à reconnaître le travail des conjoints de certains secteurs professionnels : agriculteurs, commerçants, artisans, le travail non rémunéré, dit invisible, des parents auprès des enfants en situation de handicap, en longue maladie, ayant des TSA, atteints d’une perte d’autonomie manifeste qui requiert une attention de tous les instants( on ne parle pas ou peu du nombre de parents sacrifiant leurs carrières) . Les démarches administratives sont d’une lourdeur déroutantes, que souvent pour obtenir des aides c’est un monumental parcours du combattant alors ils répondent PRÉSENT pour leurs protégés). Il y a également les aidantes ou les aidants qui quittent leurs emplois pour être auprès de leurs proches âgés, en perte d’autonomie, malades ou handicapés, même sacrifice, accès difficile d’être reconnu pour les membres d’une famille se transformant par la force des choses en aidant potentiel.

Alors que ce travail exercé par des personnes non salariées peut être validé par le dispositif de reconnaissance de la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) avec la possibilité d’obtenir en fin de processus un diplôme correspondant aux compétences requises via le référentiel indiqué. Nathalie nous a précisé que ce processus était impossible pour les aidants familiaux dans la sphère privée et non professionnelle.
Nous avons évoqué l’exemple du Canada qui reconnaît ce travail dit invisible par une journée nationale.
Nous avons décidé de devenir comme le dit Laurent, des « ambassadeurs » et de nous appuyer sur la « Charte européenne de l’aidant familial » du programme européen de la COFACE et de porter jusqu’à l’Union Européenne cette difficulté de reconnaissance par la France,
http://www.coface-eu.org/wp-content/uploads/2019/03/COFACE-disability_FR_final-1.pdf

Ce qui nous amènera dans un second temps à travailler sur : Comment financer le travail invisible, peut-être avec un revenu universel ou un impôt négatif.

Laurent nous a donné une autre piste qui sera le sujet d’un autre thème  : la reconnaissance par l’employeur et par le public de tous ces métiers que la pandémie a fait re-découvrir et qui nous sont tellement utiles. Si leur travail rentre dans le PIB, eux-mêmes sont pour la plupart invisibles : éboueurs, caissières, soignants, facteurs, etc ……
Il a ajouté que la notion de travail doit être aussi précisée avec cette question qui l’intéresse particulièrement et qu’il insère dans ses conférences sur le burn-out. Par ailleurs, la notion de reconnaissance doit être mise en avant avant l’économie via le management, la valorisation des salariés, la quête de sens collectif et individuel dans le travail…

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